Matières résiduelles

Depuis mars 2011, une nouvelle Politique québécoise de gestion des matières résiduelles a été adoptée par le gouvernement avec pour objectif fondamental que la seule matière éliminée au Québec soit le résidu ultime. Le résidu ultime est celui qui n’est plus susceptible d’être traité dans les conditions techniques et économiques disponibles pour en extraire la part valorisable.

Afin d’atteindre des objectifs ultimes, le plan d’action rattaché à la Politique fixe de nouveaux objectifs quantitatifs à atteindre d’ici la fin de 2015, soit :

  • Ramener à 700kg par habitant la quantité de matières résiduelles éliminées, soit une réduction de 110 kg par habitant par rapport à 2008;
  • Recycler 70 % du papier, du carton, du plastique, du verre et du métal résiduels;
  • Recycler 60 % de la matière organique putrescible (compostable) résiduelle;
  • Recycler ou valoriser 80 % des résidus de béton, de brique et d’asphalte;
  • Trier à la source ou acheminer vers un centre de tri 70 % des résidus de construction, de rénovation et de démolition du segment du bâtiment.
     

Afin de permettre à la MRC d’atteindre ces objectifs, chacun doit contribuer en adoptant les 3R-V, c’est-à-dire la Réduction à la source, le Réemploi, le Recyclage et la Valorisation. Dans la section Que faire avec vos matières résiduelles,vous trouverez une liste de catégorie de matières collectées, valorisées et/ou traitées aux deux organisations responsables du traitement des matières résiduelles sur le territoire de la MRC, soit la Régie intermunicipale des déchets de la Lièvre (RIDL) et la Régie intermunicipale des déchets de la Rouge (RIDR).

Une attention particulière doit être apportée aux matières recyclables. Depuis quelques années, on observe une diminution de la qualité des matières recyclables récupérées par la collecte sélective par le dépôt de contaminants dans le bac. En effet, en 2010, pour l’ensemble du Québec, près de 10 % des matières déposées dans le bac de récupération devraient plutôt être vouées à une autre collecte (ressourcerie, friperie, écocentre, compostage ou élimination). Le fait de ne pas déposer les matières au bon endroit entraîne des conséquences sur la filière de récupération. Le centre de tri se trouve dans l’obligation de traiter davantage de matières non désirées et conséquemment d’assumer des coûts importants pour leur élimination. Ceci peut avoir un impact sur les coûts de tri et de conditionnement chargés aux municipalités par les centres de tri.

Il est à noter que déjà depuis le 1er janvier 2001, le milieu municipal est soumis à l’application de la Politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles. La 1ère Politique, qui couvrait la période 1998-2008 avait pour objectif général la valorisation de 65 % des 7,1 millions de tonnes de matières résiduelles produites sur l’ensemble du territoire québécois. Cette politique imposait aux MRC l'élaboration d'un plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) à l’échelle de leur territoire.

Ainsi, le 25 août 2004, un peu plus de trois ans après le début des travaux, le conseil de la MRC d’Antoine-Labelle adoptait son règlement édictant le PGMR approuvé par Recyc-Québec.  On y retrouve la planification quinquennale qui sera mise en place afin de réduire les quantités de matières résiduelles enfouies sur notre territoire et ainsi se rapprocher de l'atteinte des objectifs de la politique. Le PGMR de la MRC est toujours en vigueur.

Chaque année, la MRC produit un bilan de masse. Ce bilan présente la quantité de matières produites et valorisées et permet de voir où la MRC se situe en fonction des objectifs fixés. Les bilans de masse antérieurs à 2011 sont présentés en considération des objectifs de la première Politique. À partir de 2011, les nouveaux objectifs sont intégrés au bilan de masse.